Vie et vanité
Pitié Monsieur, Pitié Monsieur,
Dit le moucheron sur mon doigt
Pitié Monsieur, Pitié Monsieur,
Ne me tuez pas.
Encore tout mouillé de l’eau du verre,
Il ne me regarde pas.
Il est si fin et moi si grand
Qu’il ne me voit pas.
Alors je souffle doucement
Je suis Dieu, je suis le vent
Je le sèche doucement
Tout doucement
Il se lève, se décolle
De près, on dirait un chien
Il regarde autour de lui
Il ne me voit pas
C’est vraiment un moucheron,
Minuscule, ridicule,
Un vulgaire moucheron.
Mais, bien sec, bien remis,
Il finit par s’envoler,
Et alors, doucement,
La Terre se remet à tourner
Firmin - http://le-blog-de-firmin.blogspot.com/2006/09/un-vulgaire-moucheron-dans-un-verre.html